Fumar daña seriamente la retina

Le 31 mai est la Journée mondiale sans tabac, c’est pourquoi nous tenons à expliquer dans notre blog que fumer a un impact direct sur la santé oculaire, et peut causer une dégénérescence maculaire.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie progressive qui touche principalement les personnes de plus de 50 ans chez lesquelles il existe des facteurs de risque et/ou une prédisposition génétique. Le principal facteur de risque est l’âge, suivi de la prédisposition génétique, des facteurs que nous ne pouvons pas changer. Le troisième facteur de risque est le tabagisme, un facteur qui contrairement aux autres peut être modifié, ce dont les fumeurs doivent être conscients.

La DMLA est considérée comme la principale cause de cécité légale (acuité visuelle inférieure à 1/10) chez les personnes de plus de 50 ans dans le monde occidental, et l’une des maladies de plus en plus fréquentes dû au vieillissement croissant de la population. Certaines études épidémiologiques estiment que les chiffres de prévalence de cette maladie se situent entre 0,2% et 5,4% chez les personnes de 60 à 85 ans et entre 12% et 30,8% chez les personnes de 85 ans ou plus.

fumar-dana-seriamente-la-retina-300x200

Par ailleurs, cette maladie est extrêmement invalidante étant donné qu’elle touche principalement la macula de la rétine, ce qui entraîne une perte progressive de la vision centrale et limite le patient dans de nombreux domaines physiques, sociaux et émotionnels.

Le tabagisme, comme nous l’avons déjà dit, est le facteur de risque ambiant modifiable le plus important associé à la DMLA. De nombreuses études ont prouvé qu’il existe une plus grande prévalence de la maladie et une augmentation du risque de progression de la maladie chez les fumeurs actifs, qui répondent moins bien au traitement.  Les fumeurs présentent un risque relatif 2,4 fois supérieur à celui des non-fumeurs. Dans le cas des fumeurs porteurs de facteurs de risque génétique, le risque augmente jusqu’à 34 fois.

Prof. José María Ruiz Moreno